Federación de Instituciones Solidarias con el Pueblo Saharaui
Asociación Internacional de Juristas por un Referéndum Justo en el Sáhara
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CARTA AL Sr Jacques CHIRAC |
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Sr.
JACQUES CHIRAC Madrid, a 16 de Enero del 2004 Señor Presidente: Extremadamente preocupados por el estancamiento del Proceso de Paz del Sáhara Occidental y por la posición del gobierno francés en relación al conflicto, hemos considerado necesario y útil dirigirle la presente carta, convencidos de que llegará a sus manos y que merecerá su consideración y respuesta. Como usted sabrá, la ocupación ilegal por parte de Marruecos hace que este territorio sea hoy el último caso colonial en Africa, en espera de su descolonización definitiva. En 1990-91 y bajo los auspicios de la ONU y OUA, Marruecos y el Frente Polisario, aceptaron un Plan de Arreglo, que estipulaba la celebración de un Referéndum de Autodeterminación que permitiese al Pueblo Saharaui decidir libremente su futuro. Doce años después, el Consejo de Seguridad acordó por unanimidad en julio del 2003 un nuevo Plan de Paz para la Autodeterminación de Pueblo del Sáhara Occidental, elaborado por el Señor James Baker, Enviado Personal del Secretario General de la ONU. A pesar de las preocupaciones e inquietudes que plantea dicho Plan, el Frente Polisario decidió aceptarlo con el fin de dar una oportunidad a la paz en esta región, tan cercana geográfica e históricamente a España y Francia. No obstante, la aceptación del Frente Polisario, subrayada positivamente por el Secretario General de la ONU en su último informe del 2003, y a pesar del llamamiento explícito efectuado por el Señor Kofi Annan a Marruecos, este país sigue, sin embargo, oponiendo un claro rechazo al Plan de Paz. Cabe recordar que fue también Marruecos quien, en febrero del 2001, bloqueó la continuación del proceso de aplicación del Plan de Arreglo de 1990-91. Esta actitud de permanente obstrucción a la paz y a la credibilidad de Naciones Unidas y de manera particular de su Consejo de Seguridad, ha sido desgraciadamente alentada por la posición asumida públicamente por Francia. Las visitas que usted realizó a Marruecos en noviembre del 2003 y diciembre del 2001, marcaron los momentos álgidos de esta posición que sirve de parapeto a la rígida postura marroquí respecto a toda perspectiva de solución creíble, según el derecho internacional, a un problema de descolonización. Cuando Francia proclama que... "estará al lado de Marruecos en el Consejo de Seguridad" y llega a identificar al Sáhara Occidental con el término de "Provincias del Sur", pone en entredicho la coherencia de la posición que desea adquirir en el concierto internacional, basada en la defensa de "un sistema multilateral " que sea capaz de resolver los conflictos en el marco de la legalidad internacional, como contrapeso al unilateralismo y a las doctrinas que intentan legitimar las llamadas "acciones bélicas preventivas". Al Pueblo Saharaui, que tanto ha sufrido las consecuencias directas de la ocupación de su territorio, y a los miles de ciudadanos de este País y ciertamente de otros países democráticos, nos cuesta entender que la Francia, cuna de tantas revoluciones liberadoras, inspiradora de los Derechos Humanos y de gran parte de los progresos que ha conocido la humanidad, se coloque al margen de la ley internacional y de los principios de la Carta de las Naciones Unidas, oponiéndose a la libertad de un pueblo que ha demostrado con hechos y desde una entereza moral indiscutible, merecer esa libertad. Creemos firmemente, Señor Presidente, que si la paz en el Sáhara Occidental sigue siendo una quimera, a pesar de la prolongada implicación de la ONU, se debe esencialmente a la obstrucción marroquí que se sostiene y nutre de la posición de Francia. Es hora ya de que Francia actúe en esta cuestión en consonancia con sus nobles tradiciones en favor de una paz justa y definitiva que garantice al Pueblo Saharaui el derecho básico de elegir libremente su destino. Estamos también convencidos de que ésta es la única vía que puede consolidar el proyecto democrático en Marruecos así como en todo el Magreb favoreciendo el reencuentro y la armonía necesarios para su estabilidad y desarrollo económico. Al actuar así Francia no hará más que fortalecer su prestigio y credibilidad internacional y demostrar la seriedad de la posición asumida respecto a los conflictos que tienen lugar en Oriente Medio y de manera específica en Irak. Queremos reiterar nuestra esperanza en su contribución a la paz en la región por lo que le instamos a una revisión positiva de la posición francesa sobre la cuestión del Sáhara Occidental. Reciba, Señor Presidente, la expresión de nuestra más alta consideración. Coordinadora Estatal de Asociaciones de Amigos del Pueblo Saharaui Mr. JACQUES CHIRAC
Madrid, le 16 janvier 2004
Monsieur le Président: Etant profondément préoccupés par l'arrêt du Processus de Paix au Sahara Occidental et par la position du gouvernement français en ce qui concerne le conflit, nous avons considéré nécessaire et utile de vous diriger cette missive, convaincu du fait que vous la recevrez et qu'elle méritera non seulement votre considération mais aussi une réponse de votre part. Tout comme vous le savez, l'occupation illégale du Sahara par le Maroc fait de ce territoire le dernier cas de colonisation, en Afrique, en attente d'une décolonisation effective En 1990-91 et sous les auspices des Nations Unis et de l'OUA, le Maroc et le Front POLISARIO, acceptèrent le Plan de Règlement qui considère la célébration d'un Reférendum d'Autodétermination pour que le Peuple sahraoui puisse décider librement de son futur. Douze ans après, le Conseil de Sécurité a accepté à l'unanimité en juillet 2003 un nouveau Plan de Paix pour l'Autodétermination du Peuple du Sahara Occidental, élaboré par Mr. James Baker, envoyé personnel du Secrétaire Général des Nations Unis. Malgré les préoccupations et inquiétudes que reflètent ce Plan, le Front POLISARIO a décidé de l'accepter dans le but de donner une opportunité à la paix dans cette région qui est si proche géographiquement et historiquement de l'Espagne et de la France. Cependant, malgré ce consentement du Front POLISARIO qualifié de positif par le Secrétaire Général des Nations Unis dans son dernier rapport de 2003, et malgré l'appel explicite effectué par Kofi Annan au Maroc, ce pays continue à opposer un refus concis au Plan de Paix. Il est important de rappeler que c'est aussi le Maroc qui en février 2001 bloque la continuité du processus d'application du Plan de Règlement de 1990-91. Cette attitude d'obstruction permanente à la paix et à la crédibilité de l'organisation des Nations Unis, et de façon particulière à son Conseil de Sécurité, est malheureusement motivée para la position assumée publiquement par le gouvernement français. Vos visites au Maroc en novembre 2003 et décembre 2001, ont marqué les moments les plus significatifs de ce refus servant ainsi de bouclier à la rigide position du Maroc concernant toute perspective de solution croyable, selon le droit international, à un problème de décolonisation. Quand le gouvernement français proclame " Nous serons à côté du Maroc pendant le Conseil de Sécurité " et se permet d'identifier le Sahara occidental par le terme "Provinces du Sud", il met en doute la cohérence de la position qu'il défend au niveau international, position qui se base sur la défense d'un " système multilatéral " qui se dit capable de résoudre les conflits dans le cadre de la légalité international, comme contrepoids au monolatéralisme et aux doctrines qui essaient de légitimer les supposées " actions d'attaque préventive ". Au Peuple Sahraoui qui a tellement souffert des conséquences directes de l'occupation de son territoire et aux milliers de citoyens de ce Pays et certainement d'autres pays démocratiques, il nous est difficile de comprendre que la France berceau de nombreuses révolutions libératrices, inspirée des droits de l'Homme et de grande partie des progrès qu'a connu l'humanité, se place en marge de la loi internationale et des principes de la Charte des Nations Unis en s'opposant à la liberté d'un peuple qui a démontré, par les faits et avec une totale et indiscutable intégrité morale, mériter cette liberté. Nous croyions fermement, Monsieur le Président, que si la paix au Sahara occidental reste une chimère, malgré l'implication continue de l'organisation des Nations Unis, ceci se doit essentiellement à l'obstruction marocaine qui se soutient et se nourrit de la position du gouvernement français. Il est tant que la France agisse sur cette question en respectant ses nobles traditions à faveur de la paix juste et définitive qui garantit au peuple sahraoui le droit de choisir librement son destin. Nous sommes tout aussi convaincu que c'est l'unique voie qui peut consolider le projet démocratique au Maroc et dans tout le Maghreb en favorisant le rapprochement et l'harmonie nécessaires pour sa stabilité et son développement économique. En agissant ainsi la France ne fera que fortifier son prestige et sa crédibilité internationale et démontrer le sérieux de la position qu'elle a assumée en ce qui concerne les conflits qui ont lieu au Moyen Orient et de façon spécifique en Irak. Nous aimerions souligner notre espoir en ce qui touche à votre contribution à la paix dans la région et pour cela nous vous demandons une révision catégorique de la position française sur la question du Sahara Occidental. Veuillez recevoir Monsieur le Président, l'expression de notre haute considération. Coordination d'Associations des Amis du Peuple Sahraoui |
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