M. Hamed Mohamed Cheikh, au nom du Mouvement International des Jeunes et des Etudiants pour les Nations Unies (ISMUN).

Intervention devant la Commision des Droits de l'Homme, 60ème session, 22 mars 2004

« M. le Président,

Le droit à l'autodétermination,  qui a  été et demeure un  facteur déterminant dans le processus de décolonisation initié depuis le début des années soixante par les  Nations Unies a permis à la plupart des peuples de la planète de s'affranchir du joug colonial. Ce droit n'est malheureusement toujours pas accordé au peuple sahraoui dont le territoire est occupé par le Royaume du Maroc depuis le 31 octobre 1975.

Et pourtant la liste très longue des textes et résolutions onusiens qui réaffirment ce droit  ne sont que trop explicites. Tous les efforts entrepris jusque là par la Communauté internationale et qui visent pour l'essentiel à réunir les conditions propices à l'exercice par le peuple sahraoui de son droit à l'autodétermination ont abouti à l'adoption, le 31 juillet 2003, du « Plan de paix pour l'autodétermination du peuple sahraoui » ou Plan Baker II, lequel a été refusé par le Maroc tout comme il a refusé par le passé le Plan de règlement approuvé par le Conseil de sécurité en 1990/91.

M. le Président,

Le Front Polisario a souscrit  totalement au Plan de règlement et  a fait  preuve, cette fois-ci, également  d'une volonté sincère d'aller de l'avant dans la voie de la paix en acceptant le Plan actuel. Nous sommes convaincus que l'organisation d'un  référendum d'autodétermination libre et démocratique demeure plus que jamais le cadre unique  et incontournable pour l'avènement d'une solution juste et définitive de ce conflit car nous considérons qu'il est temps de mettre un terme à l'injustice imposée à ce peuple  depuis bientôt trois décennies.

Le peuple sahraoui a consenti d'énormes sacrifices et enduré les affres d'un long et douloureux exil qui perdure toujours. Il ne peut se résigner indéfiniment à un statu quo qui n'en finit pas et qui ne sert qu'à la consolidation de l'occupation de son territoire,  le bradage en toute impunité  de ses richesses et le maintien de l'opinion publique internationale dans l'ignorance la plus complète par rapport aux restrictions draconiennes imposées par les autorités marocaines aux défenseurs sahraouis  et à la répression indicible dont est victime toute une population prise en otage malgré elle.

Les Nations Unies, garantes du droit international doivent imposer le respect de leur charte, et par conséquent mener à bien le processus de décolonisation   au Sahara Occidental. Aussi, la Communauté internationale  est vivement interpellée pour faire davantage de pression sur le Maroc afin  qu'il se  conforme  à la légalité internationale en acceptant le  processus de paix en cours  et l'organisation d'un référendum d'autodétermination juste et équitable pour le peuple sahraoui..

Je vous remercie »


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